MAROC : UN BESOIN D’IMPORTER PRÉS D’UN MILLION DE TONNES DE BLÉ

 

 Courrier tunisien – 23 Août 2019 –

Le Maroc s’apprête à importer une quantité importante de blé américain, suite à la faible production céréalière enregistrée au titre de la campagne agricole 2018-2019. L’Office national interprofessionnel des Céréales et des légumineuses (ONICL) a lancé un appel d’offres relatif à l’importation de blé des États-Unis. Les détails.

Le Maroc a produit, au titre de la campagne agricole 2018-2019, 52 millions de quintaux des trois principaux céréales (blé dur, tendre, orge), en baisse de 30 % en comparaison avec une année moyenne sous Plan Maroc Vert (75 millions de quintaux), et de 49 % par rapport à la campagne précédente, qui a enregistré une production de 103 millions de quintaux de blé.

Cette situation s’explique en partie par la situation pluviométrique qui a caractérisée cette campagne. En effet, la mauvaise répartition temporelle fait que le Maroc s’apprête à importer des États-Unis, 576.000 tonnes de blé tendre et 345.455 de blé dur, soit 921.455 tonnes de céréales au total.

Ainsi, sur la base de l’accord de libre-échange signé entre le Maroc et les États-Unis, l’appel d’offres, lancé le 19 août par l’ONICL, annonce une ouverture des plis le 5 septembre 2019.

Dans son annonce, l’Office souligne que l’appel d’offres est ouvert aux opérateurs du secteur, ayant déposé une déclaration d’existence..

L’Office indique pareillement que la taille minimum de chaque lot est fixée à 5.000 tonnes, alors que la date limite de réalisation est fixée au 31 décembre 2019.

Pour rappel, la campagne agricole 2018-19 a enregistré une pluviométrie ayant atteint, à fin mai 2019, 290,5 mm, en baisse de 11 % par rapport à la moyenne de 30 ans (326,3 mm) et de 23 % par rapport à la campagne précédente (375,3 mm) à la même date.

La pluviométrie de cette campagne a également été caractérisée par une mauvaise répartition temporelle. Près de 3/4 des précipitations ont eu lieu durant les trois mois de démarrage avec de fortes précipitations ayant duré jusqu’au mois de janvier.

La « très faible pluviométrie », voire son absence dans plusieurs régions durant les mois qui ont suivi, a engendré un retard de croissance des céréales et une baisse des rendements plus ou moins importante selon les régions.

Malgré la baisse de la production céréalière, la bonne performance des autres filières agricoles, notamment les agrumes, les olives et les cultures industrielles ont permis de résorber la baisse de la production céréalière. Ainsi, la valeur ajoutée agricole au titre de cette campagne devrait se situer à 120 milliards de dirhams.

Par ailleurs, il est à noter que la contribution du PIB agricole (PIBA) est située entre 10 et 20 %. Les 1,4 million d’exploitations agricoles nationales génèrent un chiffre d’affaires de 15 milliards de dirhams. Le tissu industriel de la filière céréalière est composé de 211 unités réparties entre 134 minoteries industrielles de Blé tendre, 58 semouleries de blé dur, 19 orgeries, 10.000 unités artisanales (35 % des écrasements nationaux), selon Hespress.

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