LA FRANCE VA MAL

Courrier tunisien – Par la rédaction – 24 Novembre 2019 –

Plusieurs d’entre nous ont certainement vu dernièrement dans le journal de 20 H de France 2, cette femme en pleurs devant les caméras suppliant l’Etat français ou plus précisément le gouvernement de l’aider en ces termes : « … on va tous crever de faim, je n’en peux plus… ». Une image forte de la situation sociale et sécuritaire qui prévaut ces derniers mois en France. Le malaise des peuples a apparemment atteint le Nord. En effet, un an après le début du mouvement des gilets jaunes, la France va mal.

Cet anniversaire de douze mois continus de manifestations a été bien fêté et a été malheureusement à la hauteur des attentes (violences, destructions, affrontements avec les forces de l’ordre..). Il y a déjà un an, l’augmentation de la fiscalité sur le carburant présentée le 24 septembre 2018 en conseil des ministres met le feu aux poudres dans un contexte de hausse ininterrompue des prix à la pompe. Le 17 Novembre 2018, l’acte I de la mobilisation va être le début d’interminables manifestations qui vont « marquer l’Histoire de la France, dans le cadre d’une fronde inédite face au pouvoir».

Une seule explication à cette révolte : le ras le bol d’une grande partie de la France qui refuse d’être économiquement méprisée et mise à l’écart. Des salariés, des indépendants, des cadres, des retraités, des étudiants jadis séparés se trouvent maintenant réunis par les difficultés de la vie ajouté à cela un degré de violence inédit lors des rassemblements. Un vrai problème de sécurité intérieure. En effet, le coordinateur national du renseignement, Pierre Bousquet de Florian a bien averti cette semaine qu’on constatait « une forte dégradation des rapports sociaux dans les sociétés occidentales» signalant des « postures populistes de plus en plus véhémentes » et « un degré de violence et une rapidité de montée vers la haine que nous n’avions jamais connus auparavant».

D’un autre côté le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a souligné lors de l’émission « Grand rendez-vous » dimanche dernier sur Europe 1, « on n’a pas vu des méchants flics agresser de gentils manifestants » mais « on a vu des barbares, et je ne me trompe pas de mot et je ne mélange pas les mots… ».

Problèmes d’immigration, de radicalisation, de communautarisme, de laïcité, d’inégalité sociale avec en sus, une grève interprofessionnelle le 5 décembre prochain, certainement reconductible, contre le projet gouvernemental de réforme des retraites. La France va vraiment mal !

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