BREVES INFO

Courrier tunisien – 12 Juillet 2019 –
TUNISIE
1- Le recours déposé auprès de l’Instance provisoire chargée du contrôle de la constitutionnalité des projets de loi par un groupe de députés à l’Assemblée des Représentants du Peuple concernant l’amendement de la nouvelle loi électorale vient d’être rejeté. Par ailleurs, Nabil Karoui, a fait l’objet d’un gel de ses avoirs et d’une interdiction de voyage émis à son encontre par le pôle judiciaire et financier pour son implication dans une présumée affaire de corruption financière et de blanchiment d’argent.
2- Le ministre de l’Équipement, de l’Habitat et de l’aménagement territorial a affirmé mardi 9 juillet que l’autoroute reliant Gabès à Sfax est fonctionnelle. Cependant, des travaux sont encore en cours selon le ministre « Un appel d’offres a été lancé afin de construire les points de péage. Tous les travaux seront achevés d’ici la fin de l’année 2020 », a-t-il assuré.
FRANCE
1- Vendredi 5 juillet, lors du procès France Télécom, le parquet a frappé fort contre les sept ex-dirigeants de l’entreprise, considérés comme entièrement responsables de la politique de déstabilisation qui a conduit à la vague de suicides parmi les salariés. Mais pour ce procès « historique », les peines qu’encourent les prévenus ne sont pas très lourdes : un an de prison et 15 000 euros d’amende au maximum.
2- De la fuite de certains sujets à l’attribution de notes truquées à certains candidats, la session 2019 du baccalauréat a été entachée d’irrégularités.
3- La ministre de la santé doit annoncer un plan anti-pénurie de médicaments. La France connaît douze fois plus de ruptures de stock de remèdes vitaux qu’il y a dix ans. La raison ? Les laboratoires délaissent les médicaments les moins rentables et sous-traitent en Asie.
4- Chaque année, la part des transactions en espèces recule au profit des paiements dématérialisés. Et cette dynamique devrait s’accélérer, d’autant plus que certains acteurs économiques préconisent la suppression de la circulation du liquide en France. Et pour cause, la monnaie sonnante et trébuchante se fait de plus en plus rare dans les poches des Français. Chaque année, les transactions en espèces chutent et davantage de distributeurs de billets ferment dans l’Hexagone.
TURQUIE
1- « Celui qui tient Istanbul tient la Turquie. » Cette maxime qu’aimait à répéter Recep Tayyip Erdogan, le président de plus en plus autoritaire de la Turquie, semble aujourd’hui se retourner contre lui. La perte de cette grande ville par son parti, l’AKP, est un revers cinglant. Pour autant, sa mainmise sur le pouvoir national lui procure encore des marges de manœuvre confortables.
2- Le gouverneur de la Banque centrale de Turquie a été limogé et remplacé par son adjoint, selon un décret présidentiel publié samedi. Murat Cetinkaya était réticent à opérer la baisse des taux d’intérêt réclamée par Recep Tayyip Erdogan.
ALGÉRIE
Après quatre mois d’un immense soulèvement populaire, l’inquiétude est perceptible chez beaucoup d’acteurs de cette révolution pacifiste. Un retour en arrière semble impossible, mais les divisions des oppositions empêchent de formuler un vrai projet démocratique et laissent l’armée maître de l’agenda.
MAROC
Hakim Ziyech a demandé pardon aux Marocains pour la défaite de son équipe devant le Bénin. Ziyech qui s’en veut à lui-même, en particulier, pour ne pas avoir marqué un pénalty qui aurait pu être décisif. La défaite inattendue de l’équipe nationale a beaucoup affecté le public marocain. L’équipe de l’Égypte, pays organisateur, qui avait fini lui aussi premier de son groupe au premier tour a été sorti par l’Afrique du Sud.
IRAN
La crise ouverte par Donald Trump a permis aux radicaux et aux ultras  de revenir en force en Iran. Les « pragmatiques » sont devenus invisibles. Les conservateurs voudraient négocier mais en secret. L’arraisonnement d’un tanker iranien par la marine britannique risque d’aggraver le conflit, comme la décision de Téhéran de passer à la deuxième phase de réduction de ses engagements nucléaires.
GRECE
Après quatre ans et demi à la tête du gouvernement le parti Syriza d’Aléxis Tsípras a perdu les législatives qu’il avait lui-même convoquées de manière anticipée dimanche 7 juillet en Grèce. Devancé de plus de huit points par la droite de Nouvelle Démocratie, il voit celle-ci arriver au pouvoir avec une majorité absolue des sièges au Parlement. Une première depuis le début de la crise. Rarement un parti grec au pouvoir aura essuyé si cuisante défaite.
RUSSIE – USA
1- L’oligarque russe Oleg Deripaska est toujours dans le viseur de l’Ofac, le bras armé du Trésor américain, chargé de la mise en place des sanctions. Menacé par l’Ofac, l’oligarque Oleg Deripaska a dû céder le contrôle de Rusal, le géant mondial de l’aluminium. Washington a discrètement mis la main sur l’entreprise.
2- Livrer du gaz à l’Europe : voilà l’enjeu de la nouvelle bataille économique entre les États-Unis et la Russie. Cible de l’ire de Donald Trump, le gazoduc Nord Stream 2, posé au fond de la mer Baltique pour relier la Russie à l’Allemagne. Il va permettre à Moscou d’augmenter de 55 milliards de mètres cubes par an ses livraisons de gaz à l’Europe en doublant la capacité de Nord Stream 1, qui emprunte depuis 2011 le même itinéraire.

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