QATAR AIRWAYS VA LICENCIER DES PILOTES ÉTRANGERS ET RÉDUIRE LES SALAIRES

Courrier tunisien – 20 Juin 2020 – 18:21 –
Photo : l’aéroport international Hamad, à Doha, le 28 avril 2020 (AFP)
Qatar Airways va réduire les salaires des pilotes étrangers et en licencier d’autres pour compenser l’effondrement de son activité provoqué par la crise liée au nouveau coronavirus.
Le fleuron du riche petit État gazier du Golfe, qui desservait avant la crise plus de 170 destinations avec 234 avions, a été lourdement frappé par la brutale suspension du trafic aérien imposée à travers le monde pour contenir la pandémie de COVID-19.
Les pilotes étrangers les plus anciens « seront soumis à une réduction de 25% » de leurs salaires tandis que les plus jeunes subiront une baisse de 15%, a écrit le directeur des opérations aériennes Jassim al-Haroun dans une lettre datée du 4 juin qui leur est adressée.
« Ces réductions du salaire de base ne seront pas appliquées aux ressortissants qataris », a-t-il précisé.
De « nombreux » pilotes étrangers seront par ailleurs licenciés « dans les prochaines semaines », a indiqué Jassim al-Haroun, sans donner le chiffre exact des personnes concernées.
« C’est très triste. La communication n’a pas été claire. Nous ne savons pas si ce sera la dernière réduction ou s’il y en aura d’autres », a confié à l’AFP un pilote qui a requis l’anonymat. « Sans syndicat, ils peuvent faire ce qu’ils veulent de nos contrats », a-t-il déploré.
Début mai, la compagnie aérienne avait déjà averti le personnel navigant qu’un nombre « important » de licenciements auraient lieu.
L’économie du Qatar, un important exportateur de gaz, a été secouée par le ralentissement économique mondial et l’effondrement des prix de l’énergie.
Les compagnies aériennes du Golfe, qui ont connu une ascension fulgurante ses dernières années, recrutant des milliers d’employés étrangers, ont particulièrement étaient affectées par la pandémie mondiale.
Le trafic aérien au Moyen-Orient et en Afrique du Nord devrait diminuer au moins de moitié en 2020 à cause de cette crise, selon l’Association internationale du transport aérien (Iata).
Fin mai, la compagnie aérienne Emirates de Dubaï, la plus importante du Moyen-Orient, a annoncé son intention de procéder à des suppressions d’emploi, sans donner de chiffres précis.
L’entreprise publique, aux 100 000 salariés, avait procédé en mars à des réductions temporaires de 25 à 50 % des salaires de base de la plupart de son personnel.
Fin mai, Kuwait Airways, a annoncé le licenciement d’environ 1 500 employés expatriés, soit 25 % de son personnel étranger, précise MEE.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*