LA TUNISIE SUSPEND LE TRAITEMENT A LA CHLOROQUINE

Courrier tunisien – 28 Mai 2020 – 10:48 –
« Le traitement à la chloroquine des malades atteints de la Covid-19 a été suspendu dans tous les hôpitaux en Tunisie », a brièvement annoncé le 27 mai 2020 Jalila Ben Khalil, membre du Comité gouvernemental permanent de lutte contre le Coronavirus. Le pays s’aligne ainsi à son tour sur les récentes recommandations de l’OMS en la matière.
Néanmoins, citée par l’agence TAP, Ben Khalil a officiellement justifié cette décision par la baisse du nombre de malades atteints de la Covid-19 dans les hôpitaux du pays : aujourd’hui 28 mai, seulement deux malades sont en effet encore hospitalisés sur un total de 74 cas actifs placés sous surveillance, et 48 morts depuis le début de l’épidémie.
L’Organisation Mondiale de la Santé avait pour rappel annoncé lundi 25 mai la suspension, au nom du principe de précaution, des essais cliniques avec l’hydroxychloroquine qu’elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, et ce suite à la publication par quatre chercheurs d’une étude dans la prestigieuse revue médicale The Lancet, jugeant inefficace, voire néfaste sur le plan cardiaque (arythmie), le recours à la chloroquine ou à ses dérivés comme l’hydroxychloroquine dans le cadre du traitement des patients atteints du Coronavirus.
Le même jour, le désormais célèbre médecin marseillais Didier Raoult faisait valoir les résultats de ses propres études dans une vidéo titrée : « 4000 patients traités VS Big Data : qui croire ? ».
On peut donc légitimement penser qu’en s’alignant sur la position de l’OMS, les responsables nationaux « se couvrent », en ne souhaitant pas mettre en œuvre un traitement potentiellement à risque, d’autant que la Tunisie n’a enregistré en tout « que » 1068 cas à ce jour, ce qui la place dans les bons élèves en la matière à l’échelle mondiale.
Jalila Ben Khalil a par ailleurs souligné que 400 mille tests de diagnostic rapides seront effectués dans les tous prochains jours sur les populations les plus exposées dans le pays : soignants, agents des forces de l’ordre, militaires ainsi que d’autres secteurs en vue de l’évaluation épidémiologique déterminante attendue pour le 4 juin, précise Le Courrier de l’Atlas.

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