COVID-19 : L’ABSENCE DE CONFINEMENT PLUS EFFICACE QUE LE CONFINEMENT

Courrier tunisien – 24 Mai 2020 – 10:41 –
Photo: 60 000 vies auraient été sauvées en France grâce au confinement. Une thèse mise en doute.
Alors qu’une étude de l’École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP), estime que 60.000 vies auraient été sauvées en France par le confinement, voilà un rapport qui dit tout le contraire. Le mathématicien français Arnaud Delenda et son compatriote Gilles Pech, ingénieur en modélisation, ont rendu public une étu de démontrant que l’absence de confinement donnerait de meilleurs résultats que le confinement. Le rapport livre des comparaisons intéressantes entre la Suède où il n’y a pas eu de confinement, les Pays Bas et son mode de confinement souple et la Belgique en confinement total, à l’italienne.
L’étude conclue que “le confinement général, strict et indifférencié́, malgré́ un système sanitaire deux fois plus important, réalise un effet pervers sur le taux de guérison marginal : surcharge hospitalière et augmentation des décès. Le contraire de l’effet imaginé”.
Des vies sauvées par le confinement ?
L’erreur a été poussée encore plus loin avec certaines études prétendant chiffrer le «nombre de vies sauvées» par les NPI les plus strictes. “Ce genre de démonstration nous semble empreint de paresse intellectuelle, voire de malhonnêteté”, lit-on dans l’étude qui estime que l’honnêteté intellectuelle commande de comparer les résultats obtenus par les pays et les comparer avec les prévisions de leur niveau de confinement.
– Dans le cas de la Belgique, le bilan du confinement ne tient pas l’objectif qui était de limiter à 3300 décès au 7 mai. Ce jour-là il y a presque 3 fois plus que ce qui était espéré par le niveau de confinement de la Belgique.
– Dans le cas de la Suède, à contrario, il y a moins de décès que ce qui était attendu par son niveau de NPI : 3000 vs 27000. Presque 10 fois moins.
Dans les deux cas, les prévisions n’étaient pas valables.
“On le voit, l’utilisation de ces modèles, sous pression dans un temps de crise, s’est éloigné à grande vitesse de la rigueur scientifique”, écrivent les auteurs du rapport qui passent en revue différentes approximations et erreurs mathématiques sur lesquelles des pays se sont basés pour confiner leurs populations et mettre leurs économies en péril. Le coût économique et social du confinement semble plus élevé en tout cas que le non confinement.
Par Albert Savana

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