COVID – 19 DANS LE MONDE : LE RAPPORT AU 14 MAI

Courrier tunisien – 14 Mai 2020 – 16 :19 –
Depuis le début de l’épidémie :
213 pays ou territoires (+1 Lesothoou bateaux (2) ont été affectés par le virus, pour 4 425 656 (+ 173 314 en 48 h) cas déclarés.
297 765 (+ 10 628 en 48 h) décès 1 657 716 guérisons (+ 130 741 en 48 h) ;
2 470 173 patients en cours de traitement (+ 31 960 en 48 h), dont 45 921 en état critique (- 1 018 en 48h)
À noter que :
8 pays ou territoires ne seraient toujours pas affectés par l’épidémie à ce jour (Corée du Nord, Turkménistan, Lesotho, Tonga, Salomon, Îles Marshall, Micronésie, Palaos)
13 pays qui ont été affectés ne le sont plus, par guérison des cas enregistrés. (Saint Barth, Groenland, Anguilla, les Falklands, Surinam, Belize, Papouasie-Nlle Guinée, Nlle Calédonie, Iles Féroé, Ile Maurice, Sahara occidental, Caraïbes Néerlandaises, Saint Pierre et Miquelon). 3 pays qui en étaient sortis sont retombés dans l’épidémie (Yemen, Mauritanie et Sainte Lucie)
69 pays ou territoires ont eu de 1 à 200 cas détectés depuis le début de l’épidémie (32 d’entre eux ne comptent aucun décès, et les 37 autres ne comptent, au total, que 161 décès.)
49 pays ou territoires comptent entre 201 et 1 000 cas détectés depuis le début de l’épidémie pour un total de 735 décès
Sur les 213 pays ou territoires ayant été concernés par l’épidémie, 140 ont déclaré de 0 à 50 décès.
  • 5 320 décèsdu coronavirus déclarés le 12 mai et 5 314 décès le 13 mai
  • 24 pays ont déclaré plus de 1000 décès depuis le début de l’épidémie : dans l’ordre des pertes (USA, Royaume Uni, Italie, France, Espagne, Brésil, Belgique, Allemagne, Iran, Pays Bas, Canada, Chine, Mexique, Turquie, Suède, Inde, Russie, Équateur, Pérou, Suisse, Irlande, Portugal, + Roumanie et Indonésie qui ont rejoint ce groupe le 12 mai.
  • Sur les 297 765 décès enregistrés dans le monde depuis le début de l’épidémie, 283 019 (95 %) l’ont été dans ces 24 pays et 255 320 (86%) dans les pays occidentaux (US, UE, OTAN).
3 507 des 5 314 décès déclarés hier (66%) sont « US, UE, OTAN ». C’est ce camp qui paye aujourd’hui et payera demain le prix le plus fort tant sur le plan humain que sur le plan économique (récession sévère + crise économique et sociale probable)
Après une « pause dominicale » (prolongée pour les remontées d’information), les données déclarées sont reparties logiquement à la hausse au niveau de la planète notamment aux USA, au Brésil et au Royaume Uni. L’épidémie continue toutefois son reflux dans une Europe qui a commencé son déconfinement depuis la mi-avril. Le nombre de cas critique recule depuis plusieurs jours au niveau mondial.
Les bilans devraient encore s’alourdir aux USA, au Royaume Uni et au Brésil. Le cap des 4,40 millions de cas a été franchi hier, celui des 300 000 décès le sera aujourd’hui, 14 mai. Tout indique qu’après l’Amérique du Nord, celle du Sud, et plus particulièrement le Brésil et l’Équateur, deviendront le prochain épicentre de l’épidémie.
Les bilans les plus lourds de la journée d’hier restent ceux des USA, du Brésil et du Royaume Uni. Ces trois pays ont déclaré hier : 41,4% des nouveaux cas, 57% des nouveaux décès et 57% des cas critiques de la planète.
L’Océanie et l’Asie, à l’exception de la Turquie, de l’Iran et de l’Inde, sont quasiment sorties de l’épidémie. Leur part est désormais stable. La part de l’Europe devrait baisser, peu à peu. La part du continent américain (Nord et Sud) et de l’Afrique va s’accroître très progressivement
Pour relativiser encore et toujours les bilans humains de cette pandémie, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) nous apprend que, chaque année, la grippe saisonnière est responsable de 5 millions de cas « graves » qui entraînent entre 280 000 et 600 000 décèsLe Covid-19 n’a, à ce jour, affecté que 4,4 millions de personnes (testées) dont près de 700 000 cas graves qui se sont traduits par 298 000 décès.
 Situation par pays
Les USA ont enregistré hier, à eux seuls, 25% des cas Covid de la planète. Ils ont les pertes cumulées les plus élevées (plus de 85 000 décès soit 28,6% du total de l’épidémie). Le nombre des décès quotidiens se maintient au-dessus des 1 700. Le nombre de patients en cours de traitement a dépassé le million (+ 22 300 en 48 h). Celui des cas critiques se maintient encore à plus de 16 300). Les USA ne sont toujours pas au bout de leur peine. Toutefois, fait encourageant, le nombre des guérisons a excédé le nombre de nouveaux cas lors des dernières 48 H.
La situation du Royaume Uni reste mauvaise. Le nombre de patients sous traitement continue d’augmenter rapidement. Il approche désormais les 200 000 (plus de deux fois celui de la France). Le nombre des décès quotidiens a retrouvé un cours plus logique et plus élevé qu’il devrait garder quelques jours encore (de 500 à 600 décès/jour). Le Royaume Uni est loin d’en avoir fini avec l’épidémie.
La situation du Brésil continue de s’aggraver. Tous les indicateurs restent au rouge. Les nombres des nouveaux cas (2ème au monde derrière USA) et des cas critiques (2ème derrière les USA à 8 318) restent très élevés. Le nombre de décès a été important lors des dernières 48 heures. Le Brésil entre maintenant dans le dur de l’épidémie.
La situation de la France continue de s’améliorer. Le nombre de cas critiques est en baisse. Le taux de mortalité est, à ce jour, de 415 décès par million d’habitants (hors décès à domicile), pour une moyenne mondiale de 38,2. Ce taux de mortalité est le 5ème de la planète.
Alors que l’épidémie s’achemine vers sa fin, la France se serait enfin mise à tester et commencerait à rattraper son retard. Avec toujours 21 213 tests par million d’habitants (compteur bloqué depuis 6 jours), la France est désormais à la 31ème place sur 48 en Europe et à la 51ème place mondiale pour cette activité recommandée par l’OMS dès le 17 mars. Elle espère atteindre, en fin d’épidémie, le nombre quotidien de tests qu’elle aurait dû réaliser au début, pour tenter de ralentir la propagation du virus et de sauver un maximum de vies.
À ce jour, son nombre de tests par million d’habitants reste plus de 2,5 fois inférieur à ceux du Portugal et de l’Irlande et loin derrière ceux de la Biélorussie ou de la République Tchèque, pays pourtant peu affectés par l’épidémie : c’est « encore trop peu et surtout beaucoup trop tard » pour un grand pays développé… (décision prise avec trois semaines de retard par le ministre de la santé pour exploiter les capacités existantes des laboratoires vétérinaires).
Avec un taux de guérison, à ce jour, de 41,7% des cas confirmés, au niveau national, la France fait moins bien que l’Espagne qui a en déjà guéri 67,6%. Elle a beaucoup moins guéri que l’Allemagne qui a déjà renvoyé 85,5% de ses patients chez eux, que la Suisse qui en a guéri 88,1%, que l’Autriche qui en a guéri 89,4%… etc. Il semble donc que l’on reste beaucoup plus longtemps à l’hôpital en France qu’ailleurs. Peut-être est-ce parce que l’on y est admis trop tard et qu’aucun traitement préalable sérieux et efficace n’a été donné à de trop nombreux patients, en amont de leur admission, pour faire baisser leur charge virale…
Les conséquences de l’interdiction faite aux médecins de ville de prescrire certains médicaments pour aider les patients à faire baisser cette charge virale devront être étudiées de près après l’épidémie. Les responsabilités politiques et celles du fameux « conseil scientifique » devront être évaluées. Les liens de chacun des membres de ce conseil scientifique avec les laboratoires pharmaceutiques devront être recherchés sur plusieurs années. Il nous faudra comprendre pourquoi ce genre de décision n’a été jugée intelligente qu’en France
La situation de l’Italie s’améliore, avec une baisse des cas critiques, une hausse très sensible des guérisons dont le nombre est trois fois plus important que les nouveaux cas. Les décès restent sous la barre des 200/jour.
La situation de l’Espagne en déconfinement s’améliore doucement : deux fois plus de guérisons que de nouveaux cas. Le nombre des décès reste sous la barre des 200/jour.
La situation de l’Allemagne poursuit son amélioration : deux fois plus de guérisons que de nouveaux cas hier, baisse sensible du nombre des patients sous traitement (- 900 hier), légère baisse des cas critiques et des décès. L’opération de déconfinement, commencée il y a déjà trois semaines, semble plutôt bien réussir jusqu’à présent, si l’on s’en tient aux indicateurs.
Avec un taux de mortalité de 763 décès par million d’habitant, la Belgique est et restera le leader incontesté de cet indicateur (hors micro-états). Ses données ne sont pas très bonnes pour un pays en déconfinement (nombre de nouveaux cas, de décès et de cas critiques). La progression de son taux de mortalité reste toujours beaucoup plus élevée que celles des pays qui la suivent …
Les situations de la Suède, du Canada, de l’Inde, de l’Irlande, du Portugal sont stables, celles de la Turquie, de l’Iran et de la Suisse s’améliorent, celles de la Russie, du Brésil, de l’Équateur et du Mexique se détériorent. À noter que pour la Turquie le nombre de guérisons est désormais plus important que celui des nouveaux cas. Si les pertes rapportées à la population sont importantes pour des petits pays comme la Belgique, les Pays Bas, l’Irlande, la Suisse et la Suède, elles restent faibles pour l’Iran, la Turquie, le Pérou, le Mexique et le Canada et très faibles pour la Russie et pour l’Inde.
La Russie teste toujours énormément (177 000 tests hier), d’où un nombre très élevé de nouveaux cas détectés (3ème derrière les USA et le Brésil avec 10 028). Le compteur des cas sérieux ou critiques est bloqué à 2 300 depuis plusieurs jours. Avec près de 180 000 patients sous traitement, la Russie arrive en 3ème position derrière les USA et le Royaume Uni. Le nombre des décès devrait croître dans les jours qui viennent mais il restera faible car la politique « Test, Test, Test, … et traitement au plus tôt » préconisée par l’OMS et appliquée dès le départ en Russie paye. Les patients détectés et traités au plus tôt ont beaucoup plus de chance de survie que ceux admis et traités trop tard dans les structures hospitalières …
L’épidémie continue de s’étendre progressivement en Amérique latine. C’est particulièrement vrai au Brésil, mais aussi, dans l’ordre des pertes humaines, au Mexique, en Équateur, au Pérou, en Colombie, en République Dominicaine, au Chili, en Argentine, et au Panama. L’épicentre de l’épidémie se déplace incontestablement du nord vers le sud du continent américain.
Les taux de mortalité par million d’habitants des 24 pays ayant dépassé les 1 000 décès, dans le tableau ci-dessous, donne une petite idée des zones géographiques les plus touchées et de la qualité de la gestion de l’épidémie par les gouvernances de chacun des états.
Pour mémoire, le taux de mortalité Covid-19 est de 38,2 décès par million d’h. au niveau mondial.
Par Dominique Delawarde

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*