NON A L’APPLICATION NUMÉRIQUE STOPCOVID, NON AU « CONTACT TRACING » DES HUMAINS

Courrier tunisien – 26 Avril 2020 – 10:56 –
Il y a des moments où pour défendre nos libertés, notre responsabilité c’est de trancher entre un oui ou un non : il n’y a pas de place pour l’abstention. Pour nous, c’est NON.
Pour préparer le déconfinement, le président Emmanuel Macron propose le déploiement d’une application sur les smartphones qui permettrait d’ « identifier les chaînes de transmission » du virus intitulée « Stop Covid ». Cette application permettra de savoir si vous avez été en relation avec une personne atteinte par le Covid. Cette « proposition » sera soumise au Parlement en France, le 28 avril.
Comme le soulignent beaucoup d’informaticien·nes, syndicalistes, chercheur·ses et professionnel·les du droit ( voir par exemple l’analyse de la Quadrature du Net , cette contribution d’universitaires et de solidaires informatique), alors que l’efficacité sanitaire de ces technologies sur la pandémie est très discutable, le risque d’atteinte durable à nos libertés individuelles est par contre très sérieux. Appuyée par l’énorme puissance technologique, financière et idéologique des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) qui comptent parmi les grands bénéficiaires économiques de la crise sanitaire mondiale, la tentation des classes dirigeantes de passer d’un état de droit à un régime de surveillance généralisée de la population est bien réel et nous concerne toutes et tous, pendant et après l’épidémie.
Quand des initiatives appellent à la mise en place d’applications de « tracing » humain présentées comme acceptables parce que portées par des structures coopératives, au nom d’idéaux démocratiques, il y a de quoi être consterné. Pour le mouvement coopératif, pour l’ensemble du mouvement de l’économie sociale et solidaire, pour le mouvement des communs, mais aussi pour l’ensemble de la société et des élu·es c’est aujourd’hui l’heure du choix. Comment imaginer qu’au nom du peuple français, des élu·es de la République entérinent un tel blanchiment totalitaire ?
Il y a des moments où pour défendre nos libertés, notre responsabilité c’est de trancher entre un oui ou un non : il n’y a pas de place pour l’abstention. Pour nous, c’est NON.
PAR MINGA FAIRE ENSEMBLE

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