CORONAVIRUS : L’ACTUALITÉ DE LA RÉGION MENA

Courrier tunisien – 25 Mars 2020 – 15:00 –
La pandémie bouleverse une région déjà sous tension. Suivez les derniers développements:
Le Qatar donne les noms des ressortissants qui violent leur mise en quarantaine
L’État du Golfe a fermé tous les magasins sauf les épiceries, les pharmacies et les services de livraison qui fonctionneraient normalement (AFP)
La télévision publique du Qatar a dénoncé et couvert de honte quatorze ressortissants qui avaient violé les restrictions visant à freiner la propagation du coronavirus, en précisant que neuf de ces personnes avaient été arrêtées par les autorités.
Les quatorze personnes, qui s’étaient engagées à rester en quarantaine à leur domicile après leur retour de l’étranger, n’ont pas tenu leur promesse, a rapporté un présentateur de la télévision publique.
Après avoir relevé une flambée des cas de COVID-19, le Qatar a donné comme option aux ressortissants revenus au Qatar de s’isoler à leur domicile.
La semaine dernière, l’agence de presse QNA du Qatar a publié une liste différente de dix ressortissants qataris qui avaient aussi violé leur quarantaine à domicile.
Jusqu’à présent, Doha a signalé 494 cas de coronavirus, mais n’a pas encore signalé de décès, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le pays a pris un certain nombre de mesures afin d’aider à stopper la propagation de la maladie qui s’est propagée dans tout le Moyen-Orient.
L’État du Golfe a interdit aux citoyens qui n’ont pas la citoyenneté qatarie d’entrer dans le pays, suspendu tous les transports publics et fermé tous les magasins non essentiels.
Le Qatar n’a pas émis de couvre-feu mais a interdit tous les rassemblements et fermé les parcs publics et les plages.
Les autorités ont annoncé qu’elles mettraient en place des points de contrôle et déploieraient des patrouilles pour vérifier si les gens violaient l’interdiction des rassemblements.
En Iran : « mesures difficiles » en vue pour la population
 
l’Iran est l’un des pays les plus touchés par la pandémie de nouveau coronavirus, 24.811 personnes ont contracté la maladie (AFP)
Le président iranien Hassan Rohani a laissé entrevoir mercredi un durcissement de la réponse de Téhéran face à l’épidémie de COVID-19, annonçant la mise en œuvre proche de « nouvelles restrictions », « difficiles » pour la population.
La République islamique, qui est l’un des pays les plus touchés par la pandémie de nouveau coronavirus avec l’Italie, la Chine et l’Espagne a jusqu’à présent refusé d’imposer des mesures de quarantaine ou de confinement à la population.
Lors d’une allocution télévisée prononcée en conseil des ministres, M. Rohani n’a pas prononcé ces mots, mais il a annoncé un nouveau train de mesures « difficiles ».
« Il y a eu un long débat au sein du Comité national de combat contre le coronavirus en vue de renforcer les mesures », a déclaré le président.
Estimant que « nous devons augmenter les mesures », le ministère de la Santé « y a présenté un plan », a-t-il ajouté, indiquant qu’« un projet » était en préparation et que celui-ci pourrait être « approuvé et annoncé » dans la journée.
Refusant de recourir à des mesures contraignantes, les autorités ont jusqu’à présent exhorté la population à rester à la maison « autant que possible » en cette période de congé du Nouvel An iranien, qui met habituellement le pays entier sur les routes, pour des retrouvailles familiales ou des voyages touristiques.
Le projet entrevu « peut créer des problèmes pour les voyages de la population et demander aux gens de retourner plus tôt dans leur région d’origine », a dit M. Rohani.
« Cela pourrait entraver la prochaine vague de voyages. Les gens doivent savoir que ce sont des décisions difficiles à prendre pour protéger leur vie », a-t-il dit.
« Mais nous n’avons pas d’autre choix, parce que la vie des gens nous importe », a ajouté le président, parlant tout à la fois d’un projet portant sur une période de « quinze jours » et devant être « soigneusement mis en œuvre jusqu’au samedi 4 avril », soit dans dix jours.
Cette date marque normalement le jour de la rentrée scolaire après le congé de Norouz, le Nouvel An iranien.
« Le ministre de la Santé a expliqué aujourd’hui que nous avons dépassé la première vague de la maladie, mais il peut y avoir une nouvelle vague dans les prochains jours et nous devons la gérer », a encore déclaré M. Rohani de façon sibylline.
« La population a beaucoup collaboré [avec les autorités pour combattre le coronavirus] à travers le pays et cela doit continuer », a-t-il ajouté.
 410 arrestations pour « provocation » en ligne en Turquie
La Turquie a officiellement enregistré 1.236 cas de la nouvelle épidémie de coronavirus, pour 30 décès (AFP)
Les autorités turques ont arrêté 410 internautes accusés d’avoir fait de la « provocation » sur les réseaux sociaux en partageant des contenus infondés en lien avec le nouveau coronavirus, a annoncé mercredi le ministre de l’Intérieur.
« À ce jour, il y a eu 410 arrestations. Le processus judiciaire se poursuit », a déclaré le ministre, Süleyman Soylu, lors d’une interview avec la chaîne d’information 24 TV.
Le gouvernement turc appelle depuis plusieurs jours à ne pas relayer de fausses informations susceptibles de semer la panique autour de la pandémie de COVID-19, la maladie provoquée par le nouveau coronavirus.
La Turquie a enregistré à ce jour 1 872 cas de nouveau coronavirus, dont 44 mortels, selon les chiffres officiels publiés mardi soir.
Le gouvernement a pris plusieurs mesures pour limiter la propagation de l’épidémie, comme un confinement total pour les personnes âgées et la fermeture des écoles.
« Ce virus est toujours moins douloureux que les bombes » : la crainte du coronavirus s’étend à Idleb
Une Syrienne pose un masque de protection sur le visage d’une enfant dans un camp pour personnes déplacées du village de Kafr Lusin, dans la province d’Idleb, le 23 mars (AFP)
Plongée dans une crise humanitaire depuis des mois à cause de la guerre et des déplacements massifs de population, l’opposition syrienne, qui gouverne la région d’Idleb, n’a signalé pour l’instant aucun cas de coronavirus dans la zone, tandis qu’un premier cas a été confirmé par les autorités de Damas.
Alors qu’un porte-parole de l’OMS a indiqué à l’AFP que quelque 300 kits de diagnostic devraient être livrés ce mercredi à un laboratoire de la ville d’Idleb, les humanitaires et secouristes des Casques Blancs tentent d’endiguer une possible contamination en désinfectant les tentes et les centres médicaux.
Mouna Alfalani et son équipe parcourent les camps de déplacés chaque jour. « On met en place des cliniques mobiles pour les populations qui ne peuvent pas avoir accès à un centre médical. Cela nous permet de vérifier l’état de santé de tout le monde et de détecter les éventuels cas de coronavirus », expliquait-elle dans un camp d’Idleb le 13 mars.
Mais la tâche semble immense dans ces camps où les conditions d’hygiène sont catastrophiques depuis plusieurs mois. Comment expliquer aux familles déplacées qu’elles doivent se laver les mains régulièrement quand elles n’ont pas d’eau ? Comment leur expliquer les précautions à prendre quand elles survivent sous des tentes qui tiennent à peine debout ?
Des équipes désinfectent également les parcs restés ouverts afin de limiter les risques de propagation.
Depuis le 6 mars dernier, l’accord de cessez-le-feu signé entre Ankara et Moscou semble durer. Les secouristes et humanitaires n’ont plus à traiter les conséquences des bombardements aériens, et peuvent donc se consacrer à la gestion de cette nouvelle crise.
Manque de ressources
Cependant, les médecins de la région sont inquiets. Le docteur Mohamed Abrash travaille à l’hôpital de Bab al-Hawa, à la frontière turque. « Nous avons installé des tentes à l’entrée de l’hôpital afin de contrôler toutes les personnes qui arrivent. Ceux qui seront testés positifs devront être isolés dans une zone particulière du centre médical », précise-t-il.
Selon plusieurs sources, trois cas suspects auraient été placés à l’isolement au sein de l’hôpital d’Atme, au nord d’Alep. Mais comme pour la plupart des médicaments et équipements, les médecins syriens manquent de tout.
 « Nous n’avons pas assez de masques, ni de gants, ni de désinfectant. Nous sommes contraints d’utiliser de l’alcool pour nous laver les mains et du chlore pour décontaminer toutes les surfaces et le matériel », indique le Dr Abrash.
Le docteur Maram Sheikh, ministre de la Santé du gouvernement de transition, qui rassemble l’opposition politique syrienne, se veut néanmoins rassurant.
Les autorités locales affirment suivre les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin de prendre les mesures nécessaires de détection. Trois centres de quarantaine ont ainsi été mis en place avec une capacité de vingt lits dans les villes de Salqeen, al-Bab et Darat Izza, aux différentes extrémités de la région.
L’hôpital d’Afrin, au nord d’Alep, vient d’être fermé pour être désinfecté et servira bientôt de centre de dépistage et de quarantaine. Des affiches ont été installées dans la plupart des lieux publics et des écoles afin de rappeler aux habitants l’importance de se laver les mains et d’éviter tout contact.
Les frontières avec la Turquie et les zones encore sous contrôle du gouvernement de Bachar al-Assad ont été fermées depuis plusieurs jours. Les malades en situation critique ne peuvent plus être transférés dans les hôpitaux turcs afin d’y être soignés.
Si cette épidémie devait se répandre dans la région, les dégâts pourraient être terribles. La population souffre déjà de conditions de vie difficiles, tandis que les pathologies cardiaques et respiratoires ne sont plus vraiment soignées depuis de nombreuses années et la population est très fragile.
Le Dr Abrash résume tristement les choses : « Malgré la gravité de la situation, ce virus est toujours moins douloureux que les bombes russes et du régime qui détruisent nos vies depuis si longtemps »,  par Céline Martelet et Édith Bouvier.
Premier cas de contamination en Libye
La Libye se classe au 168e rang sur 195 nations dans le monde en matière de préparation à une crise sanitaire (Reuters)
Un premier cas de contamination au nouveau coronavirus a été enregistré en Libye, ont annoncé mardi soir les autorités libyennes, qui avaient déjà pris des mesures pour empêcher la propagation de l’épidémie dans ce pays en guerre.
Le ministre de la Santé du gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli, a fait état d’une « première contamination au coronavirus en Libye », sans donner d’autres précisions ni sur le patient ni sur la région où cette contamination a été détectée.
« Les mesures nécessaires ont été prises pour traiter » ce premier cas, déclaré Ehmed Ben Omar dans une brève déclaration publiée sur internet.
Badreddine al-Najar, directeur du Centre national de lutte contre les maladies, a précisé que le patient était rentré depuis une semaine d’Arabie saoudite via la Tunisie.
Avant même la détection de ce premier cas, le GNA, reconnu par l’ONU, ainsi que son rival, un autre exécutif parallèle basé dans l’Est sous le contrôle du maréchal Khalifa Haftar, avaient déjà pris séparément des mesures préventives.
Un couvre-feu nocturne et la fermeture des lieux publics ont été notamment décidés, tandis que les combats se poursuivaient au sud de la capitale libyenne.
Le risque d’une propagation du virus est particulièrement préoccupant en Libye, où la situation sécuritaire et humanitaire s’est aggravée depuis le lancement, début avril, de l’offensive du maréchal Haftar contre Tripoli, qui a fait plus de 1 000 morts et 150 000 déplacés.
Les deux camps rivaux s’accusent mutuellement depuis dimanche de violations d’une nouvelle trêve « acceptée » par les deux parties à l’initiative de plusieurs pays et de l’ONU, qui ont appelé à une « pause » dans les combats pour pouvoir lutter contre le nouveau coronavirus.
Mardi encore, d’intenses bombardements ont été entendus depuis la capitale.
Le Maroc, l’Algérie et le Koweït misent sur la chloroquine
Le personnel médical présente, le 26 février 2020 à l’IHU Méditerranée à Marseille, des paquets de Nivaquine, des comprimés contenant de la chloroquine et du Plaqueril (AFP)
Le Maroc a décidé de recourir à la chloroquine, un antipaludique bon marché, pour traiter les patients souffrant du nouveau coronavirus et s’est lancé dans la production de masques sanitaires, a-t-on appris mardi de sources officielles à Rabat.
Une circulaire du ministère marocain de la Santé, adressée lundi aux centres hospitaliers et aux directeurs régionaux de la Santé, annonce l’« introduction de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine (deux antipaludéens) dans la prise en charge thérapeutique des cas confirmés de COVID-19 ».
« Des efforts ont été déployés afin d’assurer la disponibilité de ces médicaments », ajoute le ministère qui appelle toutefois à une « gestion rationnelle des stocks », dans cette note dont l’AFP a eu copie.
L’OMS appelle à la prudence
Rabat avait demandé la semaine dernière à la filiale marocaine du groupe français Sanofi de remettre tout son stock de Nivaquine et de Plaquenil, deux médicaments contenant de la chloroquine.
Pour établir un protocole thérapeutique pour le traitement de la maladie COVID-19, les autorités marocaines se sont concertées avec un comité technique et scientifique qui a préconisé une association chloroquine et azithromycine, un antibiotique macrolide, selon la note ministérielle.
Lundi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a cependant appelé à la prudence concernant la chloroquine, en raison notamment du faible nombre de patients traités jusqu’à présent par ce biais.
Après une série d’essais en Chine, la France a décidé lundi d’administrer ce traitement aux malades souffrant de « formes graves » du nouveau coronavirus, mais pas aux formes « moins sévères ».
Un « don du ciel »
L’Algérie a annoncé lundi dans un communiqué officiel avoir adopté la chloroquine pour les « cas aigus » et relancé sa production locale.
De son côté, le Koweït a retiré des pharmacies privées tous les produits contenant de l’hydroxychloroquine et de la chloroquine pour les réserver aux centres hospitaliers, selon l’agence officielle KUNA.
Le président américain Donald Trump, lui, a évoqué cet antipaludéen comme un possible « don du ciel ».
Le ministre marocain des Transports, Abdelkader Amara, testé positif à la maladie COVID-19 le 14 mars au retour d’une mission en Europe, avait déjà confié prendre de la Nivaquine, un « médicament indiqué dans le traitement de la malaria, fabriqué au Maroc ».
« Mon état de santé et stable, je n’ai pas de fièvre, ni de symptômes respiratoires. Les maux de têtes ont quasiment disparu. Je ressens juste un peu de fatigue », a déclaré le ministre, confiné chez lui, dans un entretien avec la chaîne de télévision Medi 1.
Rupture de stock
Le Maroc, qui a instauré l’état d’urgence sanitaire depuis vendredi soir, compte à ce jour 170 cas officiellement déclarés, dont cinq décès et six rémissions, avec moins de 800 tests menés au total.
Le pays dispose de trois centres de dépistage et de 1 642 lits en réanimation pour 35 millions d’habitants.
Alors que la plupart des pharmacies du pays sont en rupture de masques, six usines de textile se sont reconverties et produisent deux millions de masques de protection par jour, dont des prototypes ont été testés au préalable par des laboratoires, a indiqué à l’AFP le ministre de l’Industrie Moulay Hafid Elalamy.
La seule usine de production d’éthanol, fermée après un incendie, a par ailleurs été rénovée en urgence afin de fournir des volumes suffisants pour la fabrication de gel hydro-alcoolique, selon la même source.
L’Égypte impose un couvre-feu nocturne de deux semaines
Les sites touristiques sont complètement vides, comme ici sur le plateau de Gizéh (AFP)
Le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouli a annoncé mardi un couvre-feu nocturne de deux semaines dans tout le pays, dans le cadre de la lutte contre le nouveau coronavirus.
Le couvre-feu entrera en vigueur à compter de mercredi, entre 19 h locales (17 h GMT) et 6 h (4 h GMT) pour les particuliers, a précisé M. Madbouli lors d’une conférence de presse diffusée à la télévision.
Le Premier ministre a averti que quiconque dérogerait à ces règles serait sanctionné « selon les lois de l’état d’urgence », qui prévoit des peines allant de contraventions – pouvant s’élever jusqu’à 4 000 livres égyptiennes (230 euros) – à la prison ferme.
« Tout le monde continue de sortir dans les rues »
« La circulation des transports en commun et des moyens de transports privés sera suspendue » et les routes fermées de nuit, durant la même période.
Mostafa Madbouli a également annoncé la fermeture des cafés, restaurants et lieux de loisirs en journée, ces derniers faisant déjà l’objet d’une fermeture nocturne.
Toutefois, les services de livraison des restaurants pourront continuer de fonctionner.
Tous les commerces et centres commerciaux devront fermer entre 17 h (15 h GMT) et 6 h (4 h GMT). Seuls les pharmacies, les boulangeries, les supermarchés et les épiceries de proximité seront exemptés.
Akram Ramadan, habitant d’un quartier populaire du Caire, voit l’annonce du couvre-feu d’un bon œil car malgré l’apparition quotidienne de dizaines de nouveaux cas de coronavirus en Égypte, « tout le monde continue de sortir dans les rues ».
« C’est une sage décision, de la part du gouvernement, elle n’aura pas d’impact négatif sur nos commerces », a indiqué à l’AFP Hassan Hamdane, propriétaire d’une supérette.
Le Premier ministre a indiqué que les bureaux des administrations publiques seraient fermés durant deux semaines.
Il a également prolongé de deux semaines la fermeture des écoles et universités, fermées initialement jusqu’au 31 mars.
Des manifestations contre le coronavirus
En réponse à la propagation du nouveau coronavirus, les autorités avaient aussi décrété la semaine dernière la fermeture des aéroports, lieux de cultes, musées et sites archéologiques jusqu’au 31 mars.
Mardi, la fermeture des aéroports a également été prolongée jusqu’au 15 avril, selon le ministère de l’Information.
Par ailleurs, des manifestations contre le nouveau coronavirus, « rapidement dispersées par la police pour éviter la contamination » des manifestants, ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi dans la ville côtière d’Alexandrie, selon une source sécuritaire.
Dans des vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux, des dizaines de manifestants scandent « Dieu est grand » et implorent le divin de les protéger contre la pandémie.
Dar al-Ifta, l’institution gouvernementale chargée de rendre des avis religieux, a indirectement condamné mardi sur Twitter ces mobilisations.
« Tout appel à un rassemblement […], sous quelque prétexte que ce soit, est une initiative pernicieuse et illicite au regard de la loi islamique », a-t-elle écrit.
En Égypte, l’état d’urgence est en vigueur depuis 2017 et les manifestations sont interdites depuis une loi adoptée en 2013, après la destitution par l’armée du président Mohamed Morsi.
Après avoir dénoncé les appels à manifester, M. Madbouli a appelé les citoyens à « prendre leurs responsabilités pour se protéger eux-mêmes, leurs familles et leur pays ».
« Nous pouvons observer les répercussions [de la crise] sur des États développés et dont la situation économique est 100 fois meilleure que la nôtre […] Que Dieu préserve l’Égypte », a-t-il conclu.
Pays le plus peuplé de la Méditerranée avec quelque 100 millions d’habitants, l’Égypte a déclaré officiellement 366 cas et 19 décès dus à la maladie COVID-19, selon MEE.

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