Expatriate returning from Egypt, Syria, and Lebanon arrive to be re-tested at a Kuwaiti health ministry containment and screening zone for COVID-19 coronavirus disease in Kuwait City on March 16, 2020. - Facing a mounting public health threat, Saudi Arabia, the United Arab Emirates, Kuwait, Bahrain, Qatar and Oman have taken drastic measures to combat the pandemic. Kuwait has taken the strictest measures in the GCC by largely locking down the country over the weekend. (Photo by YASSER AL-ZAYYAT / AFP)

CORONAVIRUS: L’ACTUALITÉ EN RÉGION MENA

Courrier tunisien – 24 Mars 2020 – 18:07 –
Photo: Koweït , des centaines d’expatriés de retour d’Égypte, de Syrie et du Liban attendent d’être testés à nouveau dans une zone de dépistage dans la capitale (16 mars 2020, AFP)
L’épidémie du nouveau coronavirus bouleverse une région déjà sous tension.
Se laver les mains ? Un luxe pour des millions de Yéménites
Le Yémen continue d’être l’un des pays les plus pauvres en eau du monde (AFP)

Tous les matins, Mohammed, 11 ans, monte sur son âne pour aller chercher de l’eau à Hajjah, près de Sanaa. Comme ailleurs au Yémen, sa région manque du précieux liquide, surtout en ces temps de lutte contre le nouveau coronavirus.

Pour répondre aux besoins quotidiens de toute la famille, il parcourt avec sa sœur jusqu’à trois kilomètres pour obtenir de l’eau, trop souvent insalubre.

Là, les deux enfants prennent place dans une longue file avec en mains de vielles bouteilles en plastique d’huile moteur, qu’ils vont remplir d’eau aspirée d’un puits à l’aide d’un tuyau à la propreté douteuse.

« Le matin, je prépare l’âne. Puis, à 7 h30, je vais chercher de l’eau et je fais des allers-retours jusqu’à 10 h », raconte à l’AFP Mohammed.

Alors que le monde tente de contenir la propagation du nouveau coronavirus, les experts sont formels : le confinement et le lavage des mains avec du savon restent les meilleurs moyens de se protéger et de protéger les autres.

Le Yémen n’a pas enregistré de cas d’infection, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais les ONG craignent une catastrophe si la pandémie arrive dans ce pays, le plus pauvre de la péninsule arabique, déjà confronté à la pire crise humanitaire au monde d’après l’ONU depuis l’intervention armée de l’Arabie saoudite et ses alliés en 2015.

Au Yémen, le choléra tue, mais c’est le coronavirus qui provoque l’hystérie

Cette coalition dirigée par Riyad appuie les forces loyales au gouvernement reconnu par la communauté internationale qui combat les Houthis, soutenus par l’Iran et qui contrôlent depuis des années des pans entiers du nord du pays ainsi que la capitale Sanaa.

« Le coronavirus représente un nouveau défi pour le Yémen », a alerté lundi l’ONG Oxfam, citant « la limitation des déplacements de certains travailleurs humanitaires », « les graves pénuries de médicaments, d’équipements et de personnel » ainsi que d’« accès à l’eau potable ».

« Après cinq ans de morts, de maladies, de déplacements et face à la menace croissante d’une pandémie mondiale, les Yéménites ont désespérément besoin d’un cessez-le-feu », a clamé Muhsin Siddiquey, directeur d’Oxfam pour le Yémen.

La guerre a fait des dizaines de milliers de morts, essentiellement des civils, d’après diverses ONG. Plus de trois millions de Yéménites vivent entassés dans des camps de déplacés et environ 24 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d’aide humanitaire, estime l’ONU.

Menacé de famine, le pays est également régulièrement frappé par des épidémies de dengue et de choléra en raison d’un système de santé à l’agonie et de la rareté de l’eau potable.

Après cinq ans de guerre, les Yéménites « n’ont pas accès à l’eau potable, certains n’ont pas accès au savon », insiste Caroline Seguin, responsable locale des programmes de Médecins Sans Frontières (MSF).

« Nous pouvons recommander de se laver les mains, mais si vous n’avez rien pour le faire ? »

« Nous voyons déjà la catastrophe en Europe, qui est censée avoir les meilleurs systèmes de santé au monde. Au Yémen, où ce système s’effondre, avec beaucoup de camps de déplacés, un manque d’hygiène et d’eau potable, cela peut être une vraie catastrophe », confie-t-elle

Les Houthis ont annoncé des mesures pour prévenir l’arrivée de la pandémie sur les territoires qu’ils contrôlent, avec la fermeture des écoles ou la suspension des vols de l’ONU à Sanaa, les seuls qui étaient autorisés dans ce pays sous blocus aérien de la coalition.

Au cinquième anniversaire du début des opérations de la coalition, l’UNICEF estime que dix-huit millions de Yéménites, dont 9,2 millions d’enfants, n’ont pas directement accès à « l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène » et que seul un tiers de la population est raccordé à l’eau courante.

« Le Yémen continue d’être l’un des pays les plus pauvres en eau du monde. L’accès à l’eau potable a été gravement affecté par des années de sous-investissement et par le conflit », résume à l’AFP Bismarck Swangin, directeur de la communication de l’UNICEF pour le Yémen.

Pourtant, « l’accès à l’eau potable est essentiel pour prévenir la propagation des maladies d’origine hydrique », souligne-t-il.

En 2017, le Yémen a subi la plus grande épidémie de choléra et de diarrhée aiguë au monde, faisant plus de 2 000 morts.

Le centre médical de Haradh, dans la région de Hajjah, accueille chaque jour près de 300 patients, la plupart pour « des maladies transmises par une eau impropre à la consommation », affirme à l’AFP le médecin urgentiste Mohammed Akil.

« Le système de santé déjà fragile fonctionne à 50 % de sa capacité », souligne l’OMS au Yémen, dans une déclaration transmise à l’AFP.

Elle assure que les établissements de santé seront « dépassés » en cas d’arrivée de la pandémie de COVID-19 dans le pays. (Par Mohamed Wafi, à Hajjah, avec Shatha Yaish à Dubaï)

Le président égyptien « en quarantaine » après des contacts avec un haut gradé de l’armée mort du COVID-19

La première apparition publique d’Abdel Fattah al-Sissi depuis des semaines samedi est survenue après une période d’isolement avec sa famille, sur fond d’inquiétudes croissantes au sujet de l’étendue de l’infection au sein de l’armée.

Abdel Fattah al-Sissi (à droite) photographié samedi avec Mohamed Awad Tag Eldin, conseiller en santé et prévention auprès du président égyptien (Reuters)

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et sa famille ont passé deux semaines en quarantaine après avoir été en contact avec un gradé de l’armée dont la mort due au COVID-19 a été annoncée lundi.

La mort de deux généraux de l’armée, Shafea Dawoud et Khaled Shaltout, après avoir été contrôlés positifs au coronavirus, a été rapportée par les médias pro-gouvernementaux dimanche et lundi.

Une source égyptienne a déclaré que Dawoud, décédé lundi, avait rencontré Sissi quelques jours avant d’être testé positif au coronavirus.

« Il est très probable que Sissi ait été infecté après avoir rencontré Shafea », a affirmé la source, ajoutant que le président et sa famille avaient été placés en quarantaine pendant deux semaines par crainte qu’il ait contracté le virus. Mais il n’a pas été possible de vérifier si Sissi avait contracté le virus.

La source qui a préféré garder l’anonymat pour des raisons de sécurité, a déclaré que Dawoud avait contracté le virus après avoir été en contact avec un collègue qui s’était récemment rendu en Italie.

Les médias égyptiens pro-gouvernementaux ont rapporté que Dawoud et Shaltout avaient contracté la maladie « dans leurs efforts pour lutter contre le virus ».

Le président Sissi photographié en train de rencontrer des généraux de l’armée égyptienne, le 3 mars (présidence égyptienne)

Les deux généraux travaillaient pour l’Autorité d’ingénierie, le bras économique de l’armée chargé de réaliser des mégaprojets tels que la construction d’une nouvelle capitale et les projets de développement du canal de Suez.

« Ils assistent habituellement à des réunions avec Sissi pour l’informer de leur travail de gestion des mégaprojets de l’armée », a expliqué la source.

Un rapport du groupe égyptien de défense des droits de l’homme « We Record » du 13 mars indiquait que Dawoud et Shaltout avaient été testé positifs au virus, mais qu’une censure médiatique limitait la couverture de leurs cas.

Le groupe a exhorté le gouvernement égyptien à révéler l’ampleur des infections au sein de l’armée afin de protéger « à la fois les civils et les membres des forces armées » et d’empêcher une multiplication des cas dans le pays.

Le ministère égyptien de la Santé a signalé jusqu’à présent 327 cas de CIVID-19 et 14 décès.

Samedi, lors de la première apparition publique du président depuis la mi-février, celui-ci a déclaré que son gouvernement « n’a[vait] rien caché » aux Égyptiens concernant l’ampleur réelle de l’épidémie de coronavirus dans le pays.

« Nous avons traité le sujet depuis le début et comme toujours avec une transparence totale […] toutes les déclarations du ministère de la Santé et du gouvernement reflètent la réalité de ce que nous vivons », a-t-il assuré lors d’une réunion avec des Égyptiennes de premier plan à l’occasion de la journée de la femme dans le pays.

Malgré les conseils de distanciation sociale, une photo publiée samedi par la présidence égyptienne montrait également Sissi assis à proximité de Mohamed Awad Tag Eldin, son conseiller en matière de santé et de prévention, dans une salle autrement vide du palais présidentiel.

Cependant, des spécialistes des maladies infectieuses de l’Université de Toronto (Canada) croient que le nombre d’infections en Égypte est probablement bien plus élevé que ne l’indiquent les chiffres officiels.

Les autorités égyptiennes ont révoqué la licence d’un correspondant du journal The Guardian qui citait les recherches de l’Université de Toronto, l’accusant de « désinformation ». Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

Monde arabe : à la télévision ou sur tablettes, l’école au temps du coronavirus

Cours à la télévision pour les enfants libyens ou sur tablettes dans les riches émirats du Golfe 

Dans le monde arabe, chaque pays tente de trouver des alternatives pour des millions d’élèves privés d’écoles, au titre de la prévention du nouveau coronavirus.

Du Maroc au Qatar en passant par la Jordanie, enseignants, parents et élèves sont parfois livrés à eux-mêmes pour rattraper les cours et ne pas connaître une année scolaire blanche, avec des accès souvent très inégaux à internet.

Dans les pays secoués par les conflits et l’instabilité, comme la Libye ou l’Irak, la tâche est encore plus ardue, faute de moyens de télécommunications adéquats, avec le risque de voir davantage d’enfants privés d’enseignement.

Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, un enfant sur cinq n’est déjà pas scolarisé. D’après un récent rapport de l’Unicef, quelque 63% des enfants au Moyen-Orient ne peuvent pas lire et comprendre un texte simple à 10 ans.

En outre, toujours selon l’agence onusienne, plus de trois millions sont privés d’école du fait des crises. Et en Syrie, Irak, Libye et Yémen, plus de 8850 établissements ont été détruits ces dernières années.

Face à la fermeture des écoles en lien avec la pandémie du COVID-19, la Libye tente ainsi de limiter une nouvelle aggravation.

A ce titre, un accord a été conclu entre le ministère de l’Enseignement et plusieurs TV locales pour la diffusion hebdomadaire de cours d’anglais, de statistiques et de sciences pour les diplômes de fin d’études moyennes (brevet) et secondaires (baccalauréat).

Ces cours, enregistrés au siège du ministère, sont « obligatoires pour tous les élèves et tous les niveaux », a déclaré le ministère.

Accessibles sur différentes plateformes, « c’est comme si l’élève se trouvait dans la classe avec ses camarades et son enseignant », a argué le ministre de l’Éducation, Mohamad Amari Zayed.

« Les enfants ne sont pas en vacances », insiste de son côté Mahdi al-Naami, professeur d’histoire-géographie dans un lycée à Tripoli. « Ils doivent travailler à la maison et c’est la responsabilité des parents de faire en sorte qu’ils le fassent. »

Pas évident, note toutefois Salima Abdel Aziz, employée dans une banque de Tripoli. « Ce sont les mères, de façon générale, qui s’occupent des leçons à la maison », dit-elle à l’AFP.

En Jordanie, où un couvre-feu a été décrété, une chaîne TV dédiée au sport a changé temporairement de vocation, donnant des cours aux écoliers.

Pour le reste, dans ce pays où la quasi totalité de la population a accès à internet, des établissements envoient des cours, reçoivent les devoirs et retournent les corrigés via WhatsApp.

Mais « ce n’est pas facile du tout ! », assure Saif Hindawi, 40 ans. « Ce système est nouveau. Il faudra du temps pour s’adapter », explique ce père de quatre filles.

« Ca ne sera jamais comme les leçons à l’école où les élèves peuvent poser des questions et interagir avec les enseignants », note-t-il.

Pour trois de ses filles, M. Hindawi dit recevoir tous les cours sur son téléphone: « Je les partage avec mon épouse et nous essayons, tous les deux, de les expliquer [mais] c’est compliqué car je ne les comprends pas toujours ».

En Irak, « lorsque les autorités ont annoncé la fermeture des écoles, le ministère de l’Éducation nous a demandé de trouver des moyens d’enseigner électroniquement », explique Haneen Farouq, professeure dans le domaine médical.

« Au collège privé où j’enseigne, nous utilisons [l’application] Google Classroom pour télécharger les leçons de chaque jour en format PDF », précise-t-elle.

Mais après des mois de manifestations contre le gouvernement, le virus a été un nouveau coup pour les élèves, déplore Mme Farouq. « Ils ne sont pas du tout motivés » et « il y a de grandes chances que nous devions tout reprendre quand les écoles rouvriront ».

Au Maroc, pays qui compte huit millions d’élèves, des cours sont diffusés sur une chaîne publique et accessible sur une plateforme numérique du ministère de l’Éducation.

« Le contenu est enrichi quotidiennement », affirme une source au ministère, selon qui « 1,2 million d’élèves y accèdent chaque jour ».

Mais la télévision « reste le principal outil d’enseignement à distance pour les familles qui n’ont pas d’ordinateurs », avance un enseignant d’une école rurale près de Marrakech (sud).

En Égypte, pays le plus peuplé du monde arabe où moins de la moitié de la population a accès à internet, le ministère de l’Éducation a également annoncé le recours prochain à la télévision pour dispenser des cours.

L’enseignement public en Égypte compte quelque 22 millions d’élèves, d’après le ministère, qui a ouvert la semaine dernière une plateforme de cours en ligne.

En Cisjordanie occupée, des enseignants utilisent l’application de visioconférence « Zoom » pour enseigner à plus de 100 étudiants à la fois.

Dans les pays du Golfe, où les réseaux de télécommunications sont les plus développés, les cours à distance sont déjà accessibles à tous ou presque, comme au Qatar, où les établissements disposent de plateformes virtuelles.

Aux Émirats, l’enseignement à distance est aussi mis en valeur. Le pays a annoncé que l’Unesco avait reconnu comme « fiable » le site éducatif madrasa.org, créé par une fondation émiratie et « disponible gratuitement pour plus de 50 millions d’écoliers arabes », selon le ministère.

En Algérie et en Tunisie, la fermeture des écoles a coïncidé avec les vacances scolaires. Jusqu’à présent, ces deux pays n’ont prévu aucune mesure d’e-learning.

Coronavirus : confinement partiel à Alger, total dans la région la plus touchée

Des employés municipaux désinfectent la station routière du Caroubier à Alger, le 16 mars 2020 (AFP
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Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a ordonné lundi soir un confinement partiel à Alger, et total dans la région de Blida, au sud de la capitale, la plus touchée par la pandémie de nouveau coronavirus qui a fait 17 morts dans le pays.

Il a été décidé pour Alger « un confinement de 19 heures [jusqu’] au lendemain à 7 heures du matin », qui sera étendu à toutes les villes où est apparu le coronavirus, est-il précisé dans un communiqué de la présidence. Celui-ci a été publié à l’issue d’une réunion d’un Haut Conseil de sécurité consacrée à la pandémie.

Le communiqué évite le mot « couvre-feu », qui évoquerait la guerre civile de la décennie noire (1992-2002) et ses 200 000 morts.

Le Haut Conseil de sécurité, présidé par le président Tebboune, a également instauré « un confinement total, à domicile, pour une durée de dix jours renouvelable, avec interdiction de circulation de et vers la wilaya [préfecture] » de Blida, au sud d’Alger.

Dix-sept décès ont été confirmés en Algérie depuis l’enregistrement du premier cas de COVID-19 fin février, selon le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie, le docteur Djamel Fourar. Au total 230 cas ont été officiellement confirmés sur le sol algérien.

Les foyers principaux sont la région de Blida (125 cas), où une famille entière a été contaminée en lien avec les cas avérés de ressortissants algériens en France rentrés à Blida pour un mariage, et la capitale Alger.

Les dirigeants algériens ont également décrété l’interdiction de tout rassemblement de plus de deux personnes et l’interdiction de circulation des taxis à travers tout le territoire. En cas d’infraction, la licence de taxi sera retirée.

Les autorités se sont toutefois abstenues jusqu’à présent d’imposer un confinement national malgré les nombreux appels en ce sens sur les réseaux sociaux.

L’Algérie avait déjà décidé jeudi la fermeture des cafés et restaurants dans les grandes villes, la suspension de tous les moyens de transport en commun publics et privés à l’intérieur des villes et entre les wilayas, ainsi que du trafic ferroviaire.

Le pays a aussi décrété la fermeture des écoles, des stades, des mosquées et de tous les lieux de rassemblements comme les salles des fêtes, mais aussi l’interdiction des manifestations et la suspension de toutes les liaisons aériennes et maritimes.

Coronavirus : 408 personnes interpellées en Tunisie pour non respect du couvre-feu
Dans une ruelle du souk de la médina de Tunis, ce 22 mars 2020 (AFP)

La police tunisienne a interpellé plus de 400 personnes, dont une trentaine ont été placées en détention, pour ne pas avoir respecté le couvre-feu nocturne destiné à lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, ont annoncé lundi les autorités.

« Toute personne qui viole les consignes de sécurité sera traitée comme un criminel car le non respect des consignes dans ce contexte de pandémie est un crime », a souligné le ministre de l’Intérieur, Hichem Mechichi, devant la presse.

Il a précisé que « 408 personnes qui n’[avaient] pas respecté le couvre-feu [avaient] été arrêtées », dont une trentaine ont été incarcérées et les autres libérées avec un avertissement.

Par ailleurs, plus de 400 cafés, bars et restaurants ont été fermés par les forces de l’ordre.

Outre le couvre-feu nocturne depuis le 18 mars, un confinement a débuté dimanche, limitant les déplacements aux courses « d’extrême nécessité » et le travail aux secteurs vitaux.

La présidence de la République a annoncé un renforcement de la présence militaire pour faire respecter ce confinement.

Trois décès dus au COVID-19 ont été recensés en Tunisie et 90 cas ont été officiellement confirmés jusqu’à présent.

Foot/Turquie: l’entraîneur de Galatasaray, Fatih Terim, positif au coronavirus
La star du football turc Fatih Terim, aujourd’hui entraîneur du Galatasaray, a été testé positif au coronavirus, a-t-il annoncé lundi.
« Selon les résultats d’un test que j’ai effectué aujourd’hui, je suis positif au coronavirus », a-t-il écrit sur Twitter.
« Je suis entre de bonnes mains à l’hôpital. Ne vous inquiétez pas. J’espère pouvoir vous en dire plus aussi vite que possible », a ajouté l’ancien international turc aux 51 sélections.
Surnommé « l’Empereur », Fatih Terim, 66 ans, a effectué trois mandats à la tête de la sélection turque (1993-1996, 2005-2009, 2013-2017). Il a également dirigé le Galatasaray, club le plus titré du football turc, à trois reprises avant d’en reprendre les rênes en décembre 2017, pour la quatrième fois.
La Turquie a officiellement enregistré 1 236 cas de coronavirus, pour 30 décès, selon des chiffres annoncés dimanche soir par le ministre de la Santé, selon MEE.

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