LA GÉOLOCALISATION POUR ENDIGUER LE CORONAVIRUS

Courrier tunisien – 24 Mars 2020 – 14:16 –
Ce dispositif permettra de suivre à la trace « les citoyens qui sont en contact avec des patients contaminés sur la base d’informations fournies par les opérateurs téléphoniques sur la géolocalisation d’un téléphone portable », a précisé le ministère russe des Communications dans un communiqué. (Crédits : DR).
En collectant les données de géolocalisation des smartphones, l’exécutif veut prévenir les citoyens qui ont été en contact avec des personnes contaminées, et les inviter à un strict confinement.
Le Premier ministre russe Mikhail Michoustine a donné lundi cinq jours à son gouvernement pour développer un système permettant, via l’utilisation des données de géolocalisation des téléphones portables, de retracer les déplacements de personnes ayant été en contact avec des patients contaminés par le coronavirus et de les inciter au confinement. Ce dispositif permettra de suivre à la trace « les citoyens qui sont en contact avec des patients contaminés sur la base d’informations fournies par les opérateurs téléphoniques sur la géolocalisation d’un téléphone portable », a précisé le ministère russe des Communications dans un communiqué.
Cela « permettrait aux citoyens d’être informés (par téléphone) et de savoir s’ils ont été en contact avec une personne contaminée » et de les « informer de la nécessité de s’isoler », a-t-il ajouté. A ce jour, 438 cas confirmés de coronavirus ont été recensés en Russie qui, pour tenter d’enrayer l’épidémie, a interdit temporairement l’entrée sur son territoire à tout ressortissant étranger. Avec l’utilisation des données personnelles, la Russie emboîte le pas à d’autres pays qui ont pris des mesures similaires, à l’image d’Israël qui a autorisé récemment son service de sécurité intérieure à collecter des données de géolocalisation.
En France, l’utilisation des données de géolocalisation des smartphones est aussi à l’étude. « Nous travaillons avec l’Inserm pour voir comment les données peuvent être utiles pour gérer la propagation de l’épidémie, a déclaré Stéphane Richard, le PDG d’Orange, au Figaro. Un des chantiers du futur avec Inserm est de permettre aux épidémiologistes de modéliser la propagation de la maladie. Dans un tel usage, les données de géolocalisation sont anonymisées. Mais malgré ça, cela demanderait des ajustements réglementaires et un accord de la CNIL. »
Chez SFR, le son de cloche est similaire. « Nous pourrions proposer des données de géolocalisation, a affirmé Grégory Rabuel, le directeur général de SFR, aux Echos. Dans la période actuelle, si les pouvoirs publics nous le demandaient, nous apporterions notre contribution dans le strict respect du traitement des données personnelles. », selon La Tribune.

 

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