EN SOMALIE, UN NOUVEAU CARNAGE A MOGADISCIO

Courrier tunisien – 30 Décembre 2019 – 15:15 –
Image mise en avant: après l’explosion d’une voiture-suicide à Mogadiscio, le 28 décembre 2019.  AFP
Parmi les victimes de l’attentat de samedi, se trouvent un grand nombre d’étudiants. L’attaque, non revendiquée, est attribuée aux Chabab, milice djihadiste.
Dans la foule bloquée, aux heures de pointe du matin, devant le dispositif de contrôle à la porte de la capitale somalienne, un véhicule-suicide déclenchant son dispositif explosif ne pouvait qu’entraîner un carnage. Sur la route d’Afgoye, menant vers le sud du pays, « Ex-Control » est depuis des décennies la grande entrée de Mogadiscio, à la fois barrière d’octroi, péage et l’un des nombreux checkpoints où sont fouillés les véhicules. Le dispositif, destiné à empêcher l’infiltration des militants Chabab (« la jeunesse »), le groupe djihadiste affilié à Al-Qaida opérant en Somalie, a surtout pour effet d’entraîner d’immenses embouteillages.
Lorsque le véhicule a explosé, samedi 28 décembre, il y avait donc foule à Ex-Control. La charge, selon les agences de presse, a tué au moins 81 personnes. Environ 150 blessés ont été d’abord amenés dans divers hôpitaux de la ville (dont le plus proche, celui de Medina), mais des évacuations de victimes ont aussi été organisées en direction du Qatar et de la Turquie, deux alliés de poids du gouvernement somalien, présidé par Mohamed Abdullahi Mohamed, dit Farmaajo. Un avion militaire turc spécialement affrété est venu chercher des blessés et déposer des secours à Mogadiscio dès dimanche.
Parmi les victimes de l’attentat se trouvent un grand nombre d’étudiants de l’université, qui ont eu la malchance de passer à Ex-Control au moment de l’explosion, et deux ressortissants turcs, comme l’a confirmé Ankara, sans doute des employés d’une société de travaux publics qui œuvraient à la réfection de la route. Ces derniers étaient-ils visés, en raison de l’appui de la Turquie au pouvoir somalien, ou l’opération est-elle le fruit d’un ratage ? Dans la mesure où l’attentat n’avait toujours pas été revendiqué, lundi matin 30 décembre, il est encore impossible de le déterminer […], selon Le Monde.

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